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Retour en dialyse après transplantation rénale: une étude rétrospective
Contexte
Le retour en dialyse après une transplantation rénale est un moment de grande difficulté psycho-‐physique pour le patient. La littérature à disposition démontre que ces patients semblent différer des patients qui commencent la dialyse sans avoir reçu un transplant rénal préalablement, avec notamment une morbidité et une mortalité cardiovasculaire et infectieuse plus élevées dans cette phase. Cependant, les données dans la littérature à disposition sont souvent inhomogènes, imprécises et rarement systématiques. Enfin, la prise en charge de ces patients à l'approche du retour en dialyse et dans les premiers mois qui suivent le début de la dialyse, est très variable et peu codifiée.
Le but de cette étude est d'analyser systématiquement les patients qui ont commencé un programme de dialyse dans le Canton de Vaud, après une période de transplantation rénale.
Méthodologie
Il s'agit d'une étude rétrospective, multicentrique et observationnelle. Tous les centres de dialyse du Canton de Vaud ont été invités à inclure leurs patient(e)s qui ont commencé un programme de dialyse chronique après une période de transplantation rénale. Les retours en dialyse dans une période de 5 ans, soit du 1er janvier 2008 au 31 décembre 2012, ont été analysés. Les patients ont été identifiés dans chacun des centres recrutés. Nous avons récolté les données de ces patient(e)s et analysé les caractéristiques démographiques, constitutionnelles, cliniques et biologiques lors du retour en dialyse jusqu'à la fin de la période d'observation (31 décembre 2013). Notamment, nous avons recueilli les données cliniques lors du premier jour du retour en dialyse, le type de dialyse initié, la mise en place anticipée ou non d'un accès vasculaire ou d'un cathéter dialyse péritonéale, les épisodes de rejets aigus, les néphrectomies du transplant, les hospitalisations, la survie à 3 mois, à une année et à la fin de la période d'observation et les traitements médicamenteux notamment immunosuppresseurs après la mise en dialyse. Les données ont été inscrites dans une base de données avec le programme de statistique SPSS avec lequel nous avons aussi pratiqué une analyse descriptive.
Résultats
Six centres de dialyse sur huit, du Canton de Vaud, ont participé à l'étude. Vingt patients ont été inclus. Deux patients inclus ont été écartés en raison de données insuffisantes. Au final, l'analyse a porté sur 18 patients. L'âge moyen est de 53 ans le jour de la mise en dialyse post-‐transplantation. La totalité des patients a débuté un programme d'hémodialyse.
Une dialyse urgente sur un cathéter intraveineux a été nécessaire chez un tiers des patients. Malgré un débit de filtration glomérulaire moyen estimé à 15 ml/min/1.73 m2 au début de la dialyse, les patients étaient en mauvais état général, suggéré par une albuminémie basse, une anémie, un état inflammatoire et une pression artérielle élevée malgré l'utilisation de nombreux agents antihypertenseurs. Ce dernier point suggère également une rétention hydrosodée. Pendant la première année de dialyse post-‐transplantation, nous n'avons enregistré aucun décès et le nombre moyen de journées d'hospitalisations a été faible (11 jours). A part pour le mycophénolate mofétyl, le sevrage de l'immunosuppression n'a pas été complété dans la grande majorité des cas. Notamment, les stéroïdes et les inhibiteurs de la calcineurine ont été largement maintenus. Ceci n'a pas empêché 6 épisodes de rejet aigu et une néphrectomie du transplant pour rejet aigu.
En conclusion, cette étude rétrospective met en évidence les difficultés de la prise en charge de ces patients dans cette période de transition greffe rénale-‐dialyse. L'anticipation de la dialyse ainsi que la stratégie de l'immunosuppression post-‐transplantation devraient être optimalisées
Prévalence du syndrome des jambes sans repos chez les donneuses de sang, une semaine après un don
Le syndrome des jambes sans repos (SJSR) est une pathologie fréquente dont la prévalence dans la population générale est de 5-15%. Le SJSR se caractérise par un besoin impérieux de bouger les membres inférieurs qui apparaît le plus souvent au repos, le soir et la nuit. Les symptômes sont typiquement atténués par la mobilisation des jambes. Plusieurs études ont montré que le SJSR a d'importantes répercussions sur le quotidien des patients atteints avec une diminution de leur qualité de vie, des troubles du sommeil et une altération des fonctions cognitives.
Un lien entre la carence martiale et le SJSR est supposé depuis longtemps. Il a été montré que les symptômes sont aggravés en cas de déficit en fer sans qu'une corrélation directe ait pu être établie, le taux de ferritine étant souvent normal chez les patients avec un SJRS. Des études récentes ont permis de montrer qu'il existe une carence en fer au niveau du système nerveux central des patients avec un SJSR notamment au niveau du liquide céphalo-rachidien et de la substance noire. Il existe une probable dysfonction du système dopaminergique qui explique la symptomatologie des patients et la réponse souvent favorable aux agonistes dopaminergiques. Par ailleurs, des études ont récemment montré qu'il existe des polymorphismes de plusieurs gènes chez les patients avec un SJSR faisant supposer une probable prédisposition génétique.
Les femmes donnant leur sang, population préalablement en bonne santé, sont plus à risque de présenter une carence en fer qui pourrait être associée à une augmentation du risque de développer un SJSR. Les études à ce sujet ont montré des résultats contradictoires. Une étude
suédoise parue en 2004 montrait une prévalence du SJSR chez les donneuses de sang de presque 25% alors qu'une étude américaine de 2010 décrivait une prévalence de 9% comparable à la population générale. Il est donc d'intérêt de savoir si l'on fait prendre un risque aux donneuses de sang de développer une affection invalidante telle que le SJSR.
Le but de ce travail de thèse en médecine était donc de déterminer la prévalence du SJSR chez les donneuses de sang. Notre étude s'est déroulée de 2008 à 2010 et notre collectif comprenait 291 donneuses de sang de 18 à 49 ans. Nos résultats ont montré une prévalence du SJSR de 6.9% chez les donneuses de sang. La prévalence de l'hyperménorrhée était augmentée chez les donneuses avec un SJSR et elles
étaient également significativement plus fatiguées. Nous n'avons pas montré d'association entre le SJSR et la capacité aérobique, la fréquence des dons et la qualité de vie. Comme montré dans plusieurs études, nous avons confirmé l'absence de lien entre le SJSR et le taux d'hémoglobine et la ferritine
Chirality induced anomalous-Hall effect in helical spin crystals
Under pressure, the itinerant helimagnet MnSi displays unusual magnetic
properties. We have previously discussed a BCC helical spin crystal as a
promising starting point for describing the high pressure phenomenology. This
state has topologically nontrivial configurations of the magnetization field.
Here we note the consequences for magneto-transport that arise generally from
such spin textures. In particular a skyrmion density induced `topological' Hall
effect, with unusual field dependence, is described.Comment: 4 pages, 3 figures, to appear in the proceedings of SCES 07 (the
international conference on strongly correlated electron systems 2007 in
Houston, USA
On the effect of Ti on Oxidation Behaviour of a Polycrystalline Nickel-based Superalloy
Titanium is commonly added to nickel superalloys but has a well-documented
detrimental effect on oxidation resistance. The present work constitutes the
first atomistic-scale quantitative measurements of grain boundary and bulk
compositions in the oxide scale of a current generation polycrystalline nickel
superalloy performed through atom probe tomography. Titanium was found to be
particularly detrimental to oxide scale growth through grain boundary
diffusion
Modalities and future prospects of gene therapy in heart transplantation
Heart transplantation is the treatment of choice for many patients with end-stage heart failure. Its success, however, is limited by organ shortage, side effects of immunosuppressive drugs, and chronic rejection. Gene therapy is conceptually appealing for applications in transplantation, as the donor organ is genetically manipulated ex vivo before transplantation. Localised expression of immunomodulatory genes aims to create a state of immune privilege within the graft, which could eliminate the need for systemic immunosuppression. In this review, recent advances in the development of gene therapy in heart transplantation are discussed. Studies in animal models have demonstrated that genetic modification of the donor heart with immunomodulatory genes attenuates ischaemia-reperfusion injury and rejection. Alternatively, bone marrow-derived cells genetically engineered with donor-type major histocompatibility complex (MHC) class I or II promote donor-specific hyporesponsiveness. Genetic engineering of naïve T cells or dendritic cells may induce regulatory T cells and regulatory dendritic cells. Despite encouraging results in animal models, however, clinical gene therapy trials in heart transplantation have not yet been started. The best vector and gene to be delivered remain to be identified. Pre-clinical studies in non-human primates are needed. Nonetheless, the potential of gene therapy as an adjunct therapy in transplantation is essentially intac
An Atom Probe Tomography study of site preference and partitioning in a nickel-based superalloy
Antiferromagnetism and Superconductivity in CeRhIn
We discuss recent results on the heavy fermion superconductor CeRhIn
which presents ideal conditions to study the strong coupling between the
suppression of antiferromagnetic order and the appearance of unconventional
superconductivity. The appearance of superconductivity as function of pressure
is strongly connected to the suppression of the magnetic order. Under magnetic
field, the re-entrance of magnetic order inside the superconducting state shows
that antiferromagnetism nucleates in the vortex cores. The suppression of
antiferromagnetism in CeRhIn by Sn doping is compared to that under
hydrostatic pressure.Comment: 6 pages, 8 figures, to be published in Proc. Int. Conf. Heavy
Electrons (ICHE2010) J. Phys. Soc. Jpn. 80 (2011
Fermi-liquid instabilities at magnetic quantum phase transitions
This review discusses instabilities of the Fermi-liquid state of conduction
electrons in metals with particular emphasis on magnetic quantum critical
points. Both the existing theoretical concepts and experimental data on
selected materials are presented; with the aim of assessing the validity of
presently available theory. After briefly recalling the fundamentals of
Fermi-liquid theory, the local Fermi-liquid state in quantum impurity models
and their lattice versions is described. Next, the scaling concepts applicable
to quantum phase transitions are presented. The Hertz-Millis-Moriya theory of
quantum phase transitions is described in detail. The breakdown of the latter
is analyzed in several examples. In the final part experimental data on
heavy-fermion materials and transition-metal alloys are reviewed and confronted
with existing theory.Comment: 62 pages, 29 figs, review article for Rev. Mod. Phys; (v2) discussion
extended, refs added; (v3) shortened; final version as publishe
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