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Les stratégies d'équipement en stations de pompage des petites exploitations agricoles du Tadla
International audienceA la suite de plusieurs épisodes de sécheresses et de la libéralisation des assolements au Maroc, les deux dernières décennies ont vu le développement massif de stations de pompage dans les périmètres irrigués du Tadla (la dotation est de 131 millions de m3 dans le périmètre du Béni Amir en 2001-2002, pratiquement la moitié de la période 1978-2002). De plus, la libéralisation des assolements a induit une baisse des cultures industrielles et une diversification entraînant une demande en eau plus complexe à satisfaire. Actuellement, d'après les estimations, plus de 10 000 puits et forages sont fonctionnels dans ces périmètres de grande hydraulique. Ces stations de pompage, qui appartiennent souvent à des exploitations familiales ou à des petites associations d'exploitations liées par parenté ou voisinage, peuvent prélever chacune jusqu'à 100 000 m3/an. On estime qu'environ 50 % des exploitations n'ont pas accès à l'eau souterraine. A travers une étude d'une quinzaine d'exploitations agricoles sur un canal tertiaire dans le périmètre des Béni Amir dans le Tadla, nous cherchons à comprendre les stratégies d'équipement en station de pompage et à étudier leur impact sur l'intensification des assolements et sur l'évolution des résultats économiques des exploitations agricoles. Le modèle de simulation Olympe (simulateur d'aide à la décision pour l'orientation stratégique de l'exploitation agricole) est exploité pour constituer une base de données sur les systèmes de production des exploitations et comme outil de simulation pour l'orientation stratégique de l'exploitation agricole, à l'échelle individuelle. Ainsi, les simulations montrent l'intérêt de l'équipement en station de pompage en fonction de la taille de l'exploitation. En conclusion, les échanges d'eau souterraine pourraient constituer une opportunité pour davantage utiliser le parc existant de stations de pompage (les taux d'utilisation des forages sont inférieurs à 21 %) et améliorer les bilans financiers des exploitations
Accompagnement d'exploitations laitières pour mieux valoriser l'eau d'irrigation dans la plaine du Tadla au Maroc
Une recherche-intervention a été conduite dans le bassin laitier adossé au périmètre irrigué du Tadla au Maroc. L'objectif initial était d'évaluer les performances techniques et économiques des exploitations laitières et la valorisation de l'eau par la production bovine. Il s'agissait ensuite d'identifier des voies d'amélioration de ces performances, en se fondant sur une interaction instrumentée entre agriculteurs et chercheurs. Un appui zootechnique reposant sur l'évaluation en continu du statut productif du cheptel laitier et des ressources fourragères disponibles a été instauré auprès d'un échantillon de 10 éleveurs. En parallèle, un outil simulant les conséquences de nouvelles options de production sur l'évolution des exploitations a été conçu. Dans cette étude, chaque kilo de lait produit a nécessité en moyenne 1,8 m 3 d'eau, tandis que 10,6 m 3 d'eau étaient utilisés pour produire un kilo de poids vif bovin. La valorisation économique de l'eau était en moyenne de 0,07 euro/m 3 pour le lait et de 0,24 euro/m 3 pour la viande. Le recours aux calculs de rations équilibrées a permis d'augmenter sensiblement la production laitière des vaches. Ces travaux montrent que la valorisation d'une eau rare pourrait être significativement améliorée via la production bovine, par l'amélioration des pratiques agricoles (choix des fourrages et itinéraires techniques adaptés, irrigation en goutte-à-goutte, races laitières spécialisées...) et une maîtrise accrue du rationnement des vaches. Les conditions de prise en charge de telles démarches d'intervention par des services d'appui aux éleveurs sont discutées, dans le contexte actuel du désengagement des pouvoirs publics. (Résumé d'auteur
Des outils de simulation pour accompagner des agroéleveurs dans leurs réflexions stratégiques
Les modèles informatisés sont des outils potentiellement intéressants pour aider les producteurs à réfléchir à l'évolution stratégique de leurs exploitations agricoles. Ils sont néanmoins rarement utilisés en situation de conseil. Cet article présente deux expériences conduites l'une sur des exploitations laitières au Maroc, l'autre sur des exploitations de polyculture élevage au Burkina Faso. Deux outils de simulation sur tableur ont été conçus pour répondre aux questions spécifiques pose´es dans chaque cas. Ils représentent le fonctionnement des exploitations sur la base de bilans offre-demande en ressources (céréales, fourrages, fertilisants). Leur utilisation avec les producteurs suit une de´marche comprenant un diagnostic de l'existant, le choix des questions à traiter et de la gamme de solutions possibles, la construction et la simulation des scénarios correspondants et la comparaison des résultats des différents scénarios. Les producteurs s'impliquent dans la démarche en fournissant les données de base nécessaires au paramétrage du scénario de référence, en réfléchissant aux problèmes soulevés par le diagnostic et les solutions possibles, en réagissant aux résultats des scénarios. L'évaluation de ces expériences fournit des éléments pour améliorer les outils et souligne l'intérêt de former en parallèle les producteurs aux connaissances agronomiques de base et à la collecte des données de suivi de leur exploitation. (Résumé d'auteur
Increasing irrigation water productivity through supply chain management of agro food products: the case of dairy farming in the Tadla irrigation scheme (Morocco)
International audienceWater productivity in agriculture is multi-facetted, difficult to apply beyond a mere physical interpretation of it, and common to a variety of disciplines, each one of them with its own interpretation of the scales of analysis, the objectives of the analysis and the terms of the indicators used. However, if one understands the pitfalls, the water productivity approach can be useful in a given situation – defined by a specific scale of analysis, a specific sub-sector or farming system, a spatial and temporal perimeter – to explore the potential of “improving” the productivity of existing water resources and produce more food per unit of water. In this paper, a cross-analysis of the management of the 100,000 ha Tadla irrigation scheme (Morocco) and the performance of the dairy supply chain, depending on this scheme, is undertaken to explore the possibilities of improving the water productivity through a better coordination in the irrigated dairy supply chain
Utiliser la modélisation pour évaluer l'impact du fonctionnement d'élevages laitiers sur l'économie et la valorisation de l'eau d'irrigation. Cas du Tadla (Maroc)
L'économie et la valorisation de l'eau d'irrigation dépendent des décisions prises par les agriculteurs en matière de choix d'assolement, de modes de conduite des systèmes de production et de stratégies de commercialisation. Si les gestionnaires de périmètre comme les opérateurs aval des filières influencent ces décisions, ils sont souvent démunis face à la diversité des contextes d'action des agriculteurs et à la complexité des réflexions prospectives à mener. Cet article présente une démarche conçue et expérimentée sur le bassin de collecte laitier du périmètre du Tadla au Maroc. Elle combine l'utilisation d'une typologie en 4 types basés sur les stratégies et les pratiques des éleveurs, et d'un outil de simulation confrontant offre et demande alimentaire sur chacun des types. L'utilisation de l'outil est illustrée sur l'exemple des petites exploitations laitières intensives. Différents systèmes fourragers sont comparés et leurs impacts sur la production laitière, la consommation et la valorisation de l'eau d'irrigation sont évalués. Il est ainsi montré que les systèmes combinant maïs ensilage et luzerne sont plus intéressants que les systèmes à base de luzerne sur tous ces plans. Les limites de la démarche touchent à la base de données nécessaire pour valider la typologie sur l'ensemble de la population des éleveurs et pour paramétrer le modèle, aux simplifications apportées à la représentation des processus de gestion et à l'ergonomie de l'application
Effets du suivi zootechnique sur les performances de production et la rentabilité des élevages de bovins laitiers en périmètre irrigué au Maroc
International audienceUne démarche de " suivi - intervention " a été adoptée dans cinq exploitations agricoles, illustrant la diversité des situations d'élevage bovin laitier dans le périmètre irrigué du Tadla (Maroc). Un diagnostic initial de gestion de l'élevage (alimentation et reproduction) et de ses répercussions sur la productivité et la rentabilité des troupeaux bovins a été réalisé dans chaque étable. Des manques à gagner ayant été détectés, un appui technique en continu a été instauré. Il a consisté en l'évaluation des carences alimentaires dans les rations utilisées par les éleveurs et en leur correction par des matières premières disponibles (plus de fourrages ou recours aux concentrés). Les résultats ont montré qu'en dépit de la conjoncture climatique difficile où s'est déroulé ce travail (campagne agricole de 2006-2007 où les précipitations ont été de 200 mm par rapport à une moyenne annuelle de 300 mm sur les dix dernières années), l'encadrement alimentaire rapproché a permis de promouvoir le rendement laitier des vaches, par l'extériorisation de leur potentiel génétique. L'étude a aussi révélé que les vaches de race Holstein affichaient de meilleures réponses au rationnement alimentaire par rapport aux vaches de type croisé, en raison de leurs aptitudes laitières plus affirmées. Les résultats ont indiqué que l'appui technique permettait l'augmentation des livraisons de lait par vache et la diminution du prix de revient du lait. Étant donné le contexte actuel de désengagement prononcé des services techniques de l'Etat de l'encadrement de la production agricole, la méthode d'appui zootechnique mise à l'épreuve dans ce suivi gagnerait à être prise en main par les associations professionnelles et les coopératives de collecte du lait pour être diffusée auprès d'un effectif plus important, en vue d'en juger l'impact sur toute la filière dans le périmètre irrigué du Tadla
Economiser et valoriser l'eau d'irrigation à travers les chaines d'approvisionnement agro-alimentaires
Effets du suivi zootechnique sur les performances de production et la rentabilité des élevages de bovins laitiers en périmètre irrigué au Maroc
Une démarche de " suivi - intervention " a été adoptée dans cinq exploitations agricoles, illustrant la diversité des situations d'élevage bovin laitier dans le périmètre irrigué du Tadla (Maroc). Un diagnostic initial de gestion de l'élevage (alimentation et reproduction) et de ses répercussions sur la productivité et la rentabilité des troupeaux bovins a été réalisé dans chaque étable. Des manques à gagner ayant été détectés, un appui technique en continu a été instauré. Il a consisté en l'évaluation des carences alimentaires dans les rations utilisées par les éleveurs et en leur correction par des matières premières disponibles (plus de fourrages ou recours aux concentrés). Les résultats ont montré qu'en dépit de la conjoncture climatique difficile où s'est déroulé ce travail (campagne agricole de 2006-2007 où les précipitations ont été de 200 mm par rapport à une moyenne annuelle de 300 mm sur les dix dernières années), l'encadrement alimentaire rapproché a permis de promouvoir le rendement laitier des vaches, par l'extériorisation de leur potentiel génétique. L'étude a aussi révélé que les vaches de race Holstein affichaient de meilleures réponses au rationnement alimentaire par rapport aux vaches de type croisé, en raison de leurs aptitudes laitières plus affirmées. Les résultats ont indiqué que l'appui technique permettait l'augmentation des livraisons de lait par vache et la diminution du prix de revient du lait. Étant donné le contexte actuel de désengagement prononcé des services techniques de l'Etat de l'encadrement de la production agricole, la méthode d'appui zootechnique mise à l'épreuve dans ce suivi gagnerait à être prise en main par les associations professionnelles et les coopératives de collecte du lait pour être diffusée auprès d'un effectif plus important, en vue d'en juger l'impact sur toute la filière dans le périmètre irrigué du Tadla. (Résumé d'auteur
Valorisation de l'eau d'irrigation par l'élevage bovin laitier dans le périmètres du Talda, Maroc
La valorisation des ressources hydriques en produits animaux est au coeur de la réflexion sur la pérennité des élevages bovins laitiers en zone aride irriguée. A travers les exemples de six exploitations agricoles dans le périmètre irrigué du Tadla (centre-est du Maroc), les auteurs déterminent les efficiences de conversion de l'eau en fourrages, puis des fourrages en lait et viande. Au final, il faut en moyenne 1,5 m3 d'eau par kg de lait et 42 m3 d'eau par kg de poids vif bovin. Les goulots d'étranglement des fonctions de production pour la conversion de l'eau en produits bovins en passant par le poste des fourrages ont été identifiés, tout comme sont déterminées leurs conséquences sur la rentabilité des élevages. (Résumé d'auteur
Valorisation de l'eau d'irrigation par la production bovine laitière dans un périmètre de grande hydraulique au Maroc
La valorisation des ressources hydriques en lait est au coeur de la réflexion sur la compétitivité et la pérennité des élevages bovins en zone aride irriguée. À travers les exemples concrets de six exploitations agricoles dans le périmètre irrigué du Tadla (Centre-Est du Maroc), les auteurs déterminent les efficiences de conversion de l'eau en fourrages, puis des fourrages en lait. Au final, il faut en moyenne 1,5 m3 d'eau (de 1,2 à 1,8 m3) pour produire 1 kg de lait. Les goulots d'étranglement des fonctions de production pour la conversion de l'eau en lait en passant par le poste des fourrages ont été identifiés, tout comme sont déterminées leurs conséquences sur la rentabilité des élevages. Au plan économique, 1 m3 d'eau utilisé en production laitière génère une marge économique moyenne de 0,15 DH (environ 1,4 centime d'euro puisque 11 DH \= 1 euro). Cette valeur est très variable, de situations négatives (- 0,45 DH) à d'autres positives (0,60 DH). (Résumé d'auteur
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